Entre le bâton et la carotte, je choisis le respect:

Lorsque j’explique autour de moi ne pas être favorable à une éducation fondée sur le sacro-saint principe des punitions et des récompenses, autrement dit du bâton et de la carotte, je perçois bien souvent l’incompréhension et le désaccord de mes interlocuteurs.

S’en suit généralement un long débat qui débute fréquemment par des réflexions du type:

  • Donc d’après toi, on doit tout laisser faire?
  • On laisse l’enfant évoluer sans limites?
  • Comment va t-il comprendre ce qui est interdit?
  • Comment fais-tu pour te faire obéir?…
  • C’est la meilleure façon d’en faire un enfant roi, capricieux et ingérable
  • Une bonne fessée, [ou claque] et c’est réglé, histoire qu’il comprenne un peu qui commande ici!
  • Un enfant a besoin d’autorité, laisser tout faire, certainement pas, je ne suis pas un parent laxiste, moi!
  • A quoi, certains trouveront bon de rajouter: “tu vas voir dans quelques années tu vas te faire marcher dessus!”…

Alors non, je ne suis certainement pas une maman laxiste mais pas davantage une maman autoritaire. Je ne crois ni à l’autorité fondée sur le pouvoir, ni au “laisser faire” mais plutôt à l’écoute, l’empathie, la compréhension, l’accompagnement, le respect. Et, je désigne tout cela sous le terme de “bienveillance”.

PUNITIONS/ RÉCOMPENSES: CONCEPT THÉORIQUE

Ces pratiques sont issues du Béhaviorisme (ou comportementalisme) de B.F. Skinner. Un courant psychologique qui se concentre uniquement sur les comportements observables et mesurables en répondant à la seule logique du renforcement : stimili ⇒ réponse, doctrine initiée par Ivan PavlovLes émotions et les désirs sont ignorés quant à l’introspection, elle est considérée comme “aussi peu utile à la psychologie qu’elle l’est à la chimie ou la physique”.

Les Béhavioristes considèrent que les comportements ne sont que la résultante de stimuli extérieurs positifs ou négatifs. L’individu est donc perçu comme dénué de conscience, de motivations internes, de désirs, de besoins… Il n’est ni plus ni moins que ce rat, ce pigeon ou ce chimpanzé de laboratoire, sur lesquels Skinner a élaboré toute sa théorie du renforcement dans le cadre des apprentissages.

LES PUNITIONS:

C’est l’action de punir, d’infliger un châtiment, une peine. En d’autre terme, il s’agit de faire subir à l’enfant quelque chose de désagréable ou de le priver de quelque chose d’agréable, avec pour objectif une modification de son comportement.

Qu’apprend-on réellement à l’enfant en le punissant ?

  • Qu’il est acceptable et même normal, que le plus fort fasse souffrir le plus faible.
  • Qu’il est légitime de frapper un plus petit que soi (dans le cas des punitions corporelles: fessées, gifles…)

Pour quels résultats?

  1. La punition incite l’enfant à devenir agressif : • Par la frustration engendrée:“… lorsqu’on punit un enfant, on le prive toujours de la satisfaction d’un de ses besoins; Or, lorsque les enfants ne satisfont pas leurs besoins (et les adultes aussi, d’ailleurs), ils se sentent frustrés; et l’agressivité constitue une réaction courante à la frustration. La frustration engendre l’agressivité”. (Thomas Gordon);  Par l’apprentissage par imitation: en observant le comportement de l’adulte, particulièrement celui de ses parents, qui, faut-il le rappeler sont ses principaux modèles, l’enfant apprend bien plus de notre comportement, que de nos paroles.
  2. Les enfants les plus punis à la maison sont ceux qui respectent le moins les règles à l’extérieur. “La discipline punitive est apparue comme un indicateur commun dans toutes les situations possibles de comportements perturbateurs chez l’enfant” ( Stomshak et al).
  3. Enfin, il a été mis en évidence le caractère contre-productif de ces punitions et le fait qu’elles: “étaient inefficaces sur le long terme en tant que technique pour modifier un comportement” (Sears et al.)

“Chaque fois que notre objectif consiste à amener une personne à adopter un comportement quelconque, il est très probable qu’elle s’y opposera, quoi que nous lui demandions et quel que soit son âge.” (Marshall B. Rosenberg)

♦ La question du “TIME OUT” (mise à l’écart temporaire, isolement): (dans la chambre, au coin, sur une chaise…) 

Parce qu’il n’est ni question de violences physiques, ni de cris ou d’injures, cette pratique est souvent perçue comme moins blessante pour l’enfant. Elle est considérée par beaucoup comme une sanction “douce”, d’ailleurs régulièrement utilisée sur les bancs de l’école dés la Petite Section de maternelle.

Pourtant,  il ne s’agit pas d’une pratique anodine et sans conséquences: la “National Association for the Education of Young Children” (Association Nationale pour l’Éducation des Jeunes Enfants) inclut cette pratique dans la liste des mesures disciplinaires nocives, au même titre que les punitions physiques, les critiques, les reproches et les humiliations.

“la mise à l’écart temporaire, comme toutes les punitions, mais aussi comme les récompenses, ne résout les problèmes qu’en apparence. Il ne s’agit que de forcer un organisme à agir (ou à cesser d’agir) comme nous le voulons…” (A.Kohn)

C’est une approche autoritaire que l’enfant vit réellement comme une punition violente psychologiquement: isolement, abandon, retrait d’amour et humiliation (humiliation particulièrement présente lorsque cette pratique est utilisée en présence d’autres enfants) peuvent, chez l’enfant, être à l’origine des sentiments suivants: “l’insécurité, l’anxiété, la confusion, la colère,  le ressentiment et la baisse d’estime de soi”. (A. Solter)

D’autre part, cette mise à l’écart “ne peut fonctionner qu’avec des enfants entraînés à se soumettre au pouvoir et l’autorité des adultes. Les enfants entraînés à se conformer à de telles mesures savent que les conséquences de la désobéissance sont pires que celles liées au fait d’adhérer aux injonctions. Les enfants qui n’ont pas été élevés dans un environnement autoritaire refuseront très certainement d’aller dans une autre pièce ou de s’asseoir sur une chaise.” (A.Solter)

LES RÉCOMPENSES:  

Là vous vous dites peut-être “bon, je veux bien admettre l’aspect négatif et néfaste des punitions, mais les récompenses ça reste positif pour l’enfant, non?” Beh… en fait NON !

Le mode de fonctionnement reste tout à fait identique à celui des punitions: lorsqu’on n’est pas satisfait par le comportement de l’enfant on tente de le faire disparaitre par le renforcement négatif, une réponse déplaisante: la punition et, lorsqu’on est satisfait, on le renforce positivement, par une réponse plaisante: la récompense. Ça participe exactement de la même logique: “les deux sont le fruit d’un pouvoir sur l’autre” (M. Rosenberg)

Conditionner le “bon” comportement de l’enfant au fait d’obtenir une récompense, ne va pas l’aider à intégrer les véritables raisons pour lesquelles l’adulte lui demande de se comporter de telle ou telle manière. La motivation devient alors la récompense et non la “tâche” elle-même. Au même titre que la punition, la récompense n’aide pas du tout l’enfant à se sentir engagé, motivé, responsabilisé dans la tâche qu’il entreprend. Elle s’avère alors contre-productive: “en effet, plus la motivation extrinsèque [venant de l’extérieur: la récompense] augmente, plus l’intrinsèque [profonde, venant de soi] diminue. Autrement dit, plus on récompense les gens pour qu’ils effectuent une tâche, et plus ils auront tendance à se désintéresser de la tâche elle-même.” (A. Kohn).

D’autre part, d’un point de vue pratique, cette méthode montre vite ses limites: (T. Gordon)

  • Quand les récompenses n’ont plus de valeurs
  • Quand un comportement inacceptable est récompensé
  • Quant les enfants peuvent obtenir leurs propres récompenses
  • Quand les récompenses semblent inaccessibles
  • Quand un comportement acceptable n’est pas récompensé
  • Quand les enfants travaillent dans le seul but d’obtenir une récompense
  • Quand l’absence de récompenses apparait comme une punition

UNE ALTERNATIVE ?

Avant tout, il est nécessaire de changer son regard sur l’éducation et réfléchir aux valeurs que nous souhaitons transmettre à nos enfants. Je pense que la majorité des parents désirent voir leurs enfants devenir des adultes tolérants, non-violents, respectueux, empathiques, ouverts… Mais est-ce vraiment le type de comportement que nous adoptons à leur égard au quotidien?  En les punissant physiquement et/ou psychologiquement nous leur apprenons la violence des coups, des mots, le rejet, la manque d’écoute, de compréhension, l’absence d’empathie et le non respect de l’autre (notamment du plus faible)… N’est-ce pas un peu contradictoire? (L’exemple le plus parlant: le parent qui frappe son enfant pour le punir d’avoir frappé un petit camarade OU celui qui va morde son enfant pour lui faire comprendre qu’il est interdit de mordre…)

Pourquoi cherche t-on absolument à se faire obéir de nos enfants? N’y a t-il pas d’autres types de relations possibles et nettement plus épanouissantes à mettre en place avec nos enfants: des relations basées sur le respect mutuel, la confiance réciproque, la coopération, l’amour inconditionnel

Pourquoi une telle valorisation de l’obéissance? “bravo, votre enfant est bien élevé, il est très obéissant”. Mais quel intérêt, mis à part nous conforter dans notre position de dominant, et nous assurer une certaine tranquillité…

Quel intérêt pour l’enfant? N’est-il pas plus intéressant de faire en sorte qu’il intègre les valeurs et les fassent siennes plutôt que le soumettre aux nôtres, par une obéissance “bêtifiante”.

Comment apprendre à l’enfant à penser par lui même, si nous lui imposons de façon autoritaire, notre propre manière de penser et de fonctionner?

Ne voulons nous pas que nos enfants développent leur esprit critique pour devenir des adolescents puis des adultes indépendants, libres de leurs choix, de leur opinions, sachant s’affirmer ou souhaitons nous leur apprendre la soumission à l’autorité, l’obéissance au plus fort?  “Si la chose la plus importante à la maison est l’obéissance, nous produirons des enfants qui suivront des personnes d’autorité, même hors de la maison” … (Alfie Kohn).

 Quelques pistes concrètes et simples à appliquer dès le plus jeune âge:

  • Rendre l’environnement plus approprié en mettant hors de porté les objets dangereux et/ou fragiles,  plutôt que restreindre l’enfant dans son exploration du monde. (pour les plus petits)
  • Proposer des alternatives à l’enfant plutôt que rester braquer sur des interdits…
  • Accompagner l’enfant lorsqu’il se trouve dans une situation potentiellement dangereuse, l’informer du danger, être là pour éviter tout risque d’accident, mais sans entraver sa liberté (de faire ses propres expériences)

Les seules vraies limites indispensables sont celles qui empêchent de causer du tort à soi-même ou à autrui. Les autres sont le plus souvent égoïstes (l’intérêt de l’adulte est privilégié sur celui de l’enfant) ou autoritaires (apprendre à l’enfant à se soumettre aux ordres, le rendre docile et obéissant)…

Je tiens à préciser, que le but de cet article n’est pas de culpabiliser les parents, qui, par conditionnement, pression sociale, familiale et/ou amicale sont convaincus qu’il s’agit là, de la seule forme d’éducation possible ; mais bien de faire réfléchir, remettre en question certaines certitudes pour le bien être des enfants et de la relation parent-enfant.

“Un enfant blessé dans son intégrité ne cesse pas d’aimer ses parents, il cesse de s’aimer lui-même” Jesper Juul

Je conclurai par ces mots de Nelson Mandela: ” Il ne peut y avoir plus vive révélation de l’âme d’une société que la manière dont elle traite ses enfants.”

Je vous invite à consulter mes autres articles sur l’éducation positive et bienveillante :

 Références:

  • Alfie Kohn, “Aimer nos enfants inconditionnellement” Editions: l’instant présent
  • Thomas Gordon, “Eduquer sans punir” Editions: Poche Marabout
  • Marshall Rosenberg, “Elever nos enfants avec bienveillance” Editions: Jouvence
  • Aletha Solter, “The Disadvantages of time-out” , in Mothering Magazine, 1992, Revised and updated in 2000. Article disponible (traduction Française proposée) sur le site “Aware parentig” d’Atetha Solter  (parents conscients) ICI 
  • Sears, Maccoby, Levin, “Patterns of Child Rearing”, Editions: Stanford University Press 
  • Sand E.-A., Emery-Hauzeur C., de Borggraef Francois, “Comportement agressif chez l’enfant de trois à neuf ans – Etude longitudinale” In: Enfance. Tome 26 n°1-2, 1973. pp. 1-21.
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57 Comments

  1. LOrence LELIEVRE Reply

    Merci! ça fait du bien de lire cela aujourd’hui…

  2. Je suis désemparée après la lecture de cette article… Je veux bien remettre en question ma manière d’éduquer ( la motivation de mon abonnement à la lecture de votre blog) mais croire que mon enfant ( 3 ans) est un être doué d’une sagesse innée, qu’il veut être le plus fort avec ses copains parce que c’est l’exemple qu’on lui donne… Je n’en suis vraiment pas convaincue. Je penserais plutôt que l’être humain né avec ce besoin de commander l’autre, de posséder, parce qu’il en est ainsi dans la vie sauvage et animale et que l’éducation humaine canalise ces penchants. De plus, j’ai beau travailler sur moi même, je n’aurai jamais la personnalité adéquate pour tolérer certains comportements de mon enfant. Enfin, la récompense et la punition sont des outils peut être discutables, mais que faire à la place lorsque l’enfant grandit ?

  3. Moi g elzvevmon fils pendant des annees en essayant de lui expliquer que ce n est pas bien car…mais ca ne marche pas.il etait infernal!!!! Insupportable!!! Il hurlait apres moi pour que je fasse d choses a sa place alors oui nous utilisons le systeme de punition/recompense. Quand ils sont infernals je fais un tableau avec du vert et du rouge pour qu ils visualisent leur mauvais comportement et je marque la raison car un enfant sinon a bien vite oublie! Et au bout d un moment ils sont recompenses par une sortie ou un jeu commun. J ai vu une nette amelioration de leur comportement et ils ont gagne en autonomie en faisant d choses pour maman pour aider…

  4. Bonsoir, article intéressant, déjà lu ce genre de discours où j’adhère totalement, cependant entre la théorie et la réalité c’est loin d’être évident à appliquer. J’ai pas mal de questionnement à propos de cette parentalité positive. Une question en vrac :comment réagissez vous si votre enfant de 2 ans et demi vous répond un peu insolent ? Moi je suis “adepte” du si tu continue (l’enfant est prévenu ) tu vas aller sur la marche pour réfléchir ou coussin dans le couloir sans jouet autour pour éviter des dégâts et quand tu seras calmé tu me diras et après je demande un “pardon” et je dis “pardon” également si j’ai crié. Quand au bout de 5 fois on lui demande de venir dans la Sdb pour se brosser les dents le soit et que c’est l’heure et que l’enfant traine et traine se tortille comme un ver par terre, et fais comme s’il n’entendait pas, heu comment dire ? 😉 je serai curieuse d’observer une journée avec cette façon de procéder. Cordialement

    • Bonjour Gazou,

      Je vous invite à prendre connaissance de mes précédents articles dans lesquels vous pourrez trouver des réponses et propositions concrètes à vos questionnements.
      Je tiens à préciser que tout ce que j’avance dans mes différents articles, je le pratique au quotidien à la maison 😉 Ce n’est pas forcément toujours facile et cela demande une bonne dose de patience, de compréhension et d’humour. Oui, j’ai bien dit d’humour: vous n’imaginez pas le nombre de situations que j’ai pu débloquer par le jeu et l’humour… (voir mon article sur le “parentage ludique”) Donc, oui je vous confirme que c’est tout à fait possible. C’est comme tout, plus on pratique et plus cela devient naturel 🙂

      Bien cordialement.

  5. Bonjour,
    Je suis persuadée du bien fondé de leducation positive et bienveillante seulement je ne l’ai pas mise en application des le début avec mon aîné.. Comme beaucoup de parents j’imagine j’ai seulement laissé les choses se faire et c’est ma propre education qui est revenu au galop. ( et pour le coup très très éloignée de la bienveillance…)
    Avec mon second, j’ai appris, lu et choisi d’être une accompagnante bienveillante pour lui mais avec le premier j’ai l’impression que malgré mes efforts le mal est déjà fait….( ah culpabilité quand tu nous tiens…) comment faire? Est ce que des parents ayant vécu cela pourrait offrir leur témoignage?
    Merci d’avance

  6. Cet article pourrait être intéressant s’il n’allait pas dans l’excès et qu’il proposait de réelles solutions.

    Je m’explique.

    Vous parlez ici des punitions et des récompenses qu’il faut éviter. A la rigueur, je ne suis pas braqué sur ce type d’éducation en me disant que c’est le seul valable. Seulement vous partez tout de suite dans les excès et perdez en crédibilité : un enfant que l’on récompense car il a été sage au centre commercial en lui achetant un jouet ne “l’encouragerait pas à être motivé” ? ce serait “contre-productif” ? Lorsque j’étais jeune, quand je ramenais un bon carnet, mes parents me félicitaient (ce qui est, en soi, une forme de récompense, à ce sujet, il ne faut donc plus dire qu’on est fière de son enfant, bien joué) et m’offraient un jeu video. Cela m’encourageait encore plus à travailler car je savais qu’en plus de la satisfaction d’avoir une bonne note, je recevrais une récompense. Un peu à la manière d’un salarié qui touche son salaire à la fin du mois.

    A côté de cela, dire que punir l’enfant lui apprend qu’il est “légitime de frapper plus faible que soi”. Quelle connerie ! Je suis totalement opposé aux punitions physiques. Mais faut pas partir dans les excès non plus. De la même façon, mettre un enfant “au coin” quand il fait une bêtise, cela lui permet de réfléchir à ce qu’il a fait, car il n’a plus rien d’autre à faire que d’y penser. De se rendre compte du mal qu’il a pu causer, et donc de l’encourager à ne plus recommencer. Cela ne créé pas de “l’anxiété” ni de “l’insécurité”. Il m’arrivait de faire des bêtises étant jeune (casser un vase par exemple) et de me mettre au coin avant même que ma mère arrive dans la pièce (avec le recule, ça a dû la faire rire 🙂 ) car j’avais conscience d’avoir fait une bêtise et je savais que je méritais une “punition” que moi même je m’infligeais.

    Les alternatives proposées n’en sont pas…. “mettre les objets fragiles ou dangereux hors de porté”, nonon on aime mettre des vases, des objets fragiles ou des clous à même le sol….. C’est bien connu. On aime prendre des risques pour nos enfants dans le but qu’ils fassent une bêtise afin de les punir…. “du respect” “de l’amour inconditionnel”… Car pour vous, punir / récompenser son enfant est incompatible avec le respecter et lui donner tout son amour ?

    Je suis extrêmement déçu. Quand on m’a montré cet article, je m’attendais à une véritable alternative au systeme de punition / récompense. Au final, on a la qu’une accumulation d’exemples isolés et d’excès qui discréditent totalement l’auteur. Mais en plus il ne propose absolument rien comme alternative hormis ce que, j’imagine, la plupart des parents font déjà….

    Très décevant….

    • Bonjour Marco,

      1- Je vous invite à consulter les liens proposés en fin d’article (sur l’éducation bienveillante), dans lesquels vous pourrez trouver mes propositions d’alternatives concrètes.
      2- Concernant la question des récompenses, je pensais que les choses étaient assez bien expliquées dans l’article (je vais peut-être le re-préciser). Conditionner le “bon” comportement de l’enfant au fait d’obtenir une récompense, ne va pas l’aider à intégrer les véritables raisons pour lesquelles on lui demande de se comporter de telle ou telle manière. La motivation devient alors la récompense et non la “tâche” elle-même. Alors oui “plus on récompense les gens pour qu’ils effectuent une tâche, et plus ils auront tendance à se désintéresser de la tâche elle-même”(ceci a été démontré à travers de nombreuses études, dont la validité scientifique ne peut être remise en question)
      3- Le conditionnement par la punition/récompense n’est pas une pratique respectueuse des besoins de l’enfant, en effet.
      4- Quant à l’amour: je ne doute pas une seule seconde de tout l’amour que vous portez à vos enfants, là n’est pas la question. Mais, “ce n’est pas ce que nous ressentons pour nos enfants qui est si important, c’est la façon dont ils perçoivent notre amour pour eux et ce qu’ils retiennent de la façon dont nous les traitons”…

      Bonne soirée à vous

    • Vous le dites vous-même, je vous cite:
      “” Lorsque j’étais jeune, quand je ramenais un bon carnet, mes parents me félicitaient (ce qui est, en soi, une forme de récompense, à ce sujet, il ne faut donc plus dire qu’on est fière de son enfant, bien joué) et m’offraient un jeu video. Cela m’encourageait encore plus à travailler car je savais qu’en plus de la satisfaction d’avoir une bonne note, je recevrais une récompense.”” Ce qui vous motivait à travailler c’était bien la récompense, vous avez travaillé à l’école parce que vous saviez que vous aviez un cadeau à la suite de bons résultats; je pense qu’effectivement ça marche, ça motive c’est sûr (comme un salaire oui), ce qui est écrit dans l’article c’est que l’enfant ne travaille plus pour son propre intérêt, mais pour obtenir une récompense (comme un susucre après la réalisation d’un numéro de cirque), voilà ce qui est écrit, la motivation n’est plus la même, elle devient extérieure et non propre à soi.
      Bravo pour l’auto flagellation, un vrai petit soldat, bien dressé!

    • Réponse au commentaire de Marco
      Je comprends vos réponses… Évidemment tous les enfants ayant reçu une fessées, une punition ou une récompense ne sont pas devenus des adultes à problèmes !!! Seulement il y a,je le crois, d autres manières d accompagner nos enfants. Il ne s agit pad d etre laxiste ou de ne pas poser de cadre. Par exemple, quand mon fils casse un vase par exemple, je le responsabilise en lui demandant d aider à ramasser ( en prenant soin de l accompagner pour qu il ne se blesse pas évidemment). Il tient par exemple la belle ou pousse avec le balai pour que l on puisse ramasser. La réparation a bien plus de valeur à mes yeux car elle invite l enfant à se responsabiliser fasse à ses actes et à se sentir fier s il fait quelque chose de bien et à comprendre que si l on fait quelque chose de mal il faut l assumer et trouver une manière de réparer ses erreurs. Je peux lui dire aussi que je me sens très triste car ce vase était un souvenir… Ce qu il va ressentir à ce moment là, sa prise de conscience, lui permettront d éviter les situation qu il vit mal et de rechercher les situation qui lui ont permises d enrichir sa confiance en lui. N est ce pas déjà une grande punition que de vous avoir attristé en cassant un vase auquel vous teniez ? Et avez vous envie que votre enfant ai une bonne note pour vous faire plaisir ou parce qu il a un plaisir à apprendre de nouvelles choses ? N avez vous pas envie que votre enfant devenant adulte aime se rendre à son travail et y trouve un épanouissement plutôt que d y aller pour y trouver la recompence de sa paye ?
      Vous vous imaginez si à votre boulot on vous isole parce que vous avez commis une erreur ?
      Féliciter un enfant, lui dire qu il peut être fier de lui lui apporteront une satisfaction suffisante pour se sentir heureux! Pas besoin de recompences matérielle selon moi.
      Évidemment on ne peut pas tout enlever de sa maison, éviter tous les dangers. Mais adapter un minimum l environnement de l enfant permet d éviter de nombreuses occasions de se blesser mais au certains conflits. C est bien peu de choses en comparaison avec les multiples stress que peuvent occasionner la casse d un objet, la tâche sur le superbe canapé neuf… Un enfant a besoin d explorer et de s approprier son environnement. Autant le rendre agréable pour lui et pour nous, le temps de remettre tous nos petits objets fragiles en place reviendra bien assez vite car ils grandissent vite nos enfants.
      Si le conflit est bien installé, trouver une solution ensemble fonctionne bien aussi. Avec mes enfants, lorsque la ” crise” s installe on se pose et on se propose des solutions. On ne critique pas celle de l autre mais on le dit si on est pas d accord et on propose autre chose ! Ça marche à tous les coups, au bout d un moment on est d accord.
      Pareil avant d aller au magasin de jouet par exemple. Bien expliquer à votre enfant que vous y allez pour aller acheter le jouet du copain pour l anniversaire de samedi, lui demander de vous répondre qu il a bien entendu… Peut éviter bien des conflits une fois dans le magasin. Si la tentation est trop dure pour lui, le simple fait de lui dire ” pourtant tu m as bien dit que tu étais d accord ” peut le ramener à ce sentiment de responsabilisation qu il aime ressentir. Et puis Bien évidemment il y a des choses pour lesquelles aucune discussion n est possible car nous devons élever nos enfants avec un certains nombre de règles bien déterminées. Même s ils pleurent même s ils ne sont pas contents. Mais encore faut il que l on accepte de les laisser vivre ces émotions. Parfois mes enfants pleurent parce qu ils ne sont pas contents de ne pas pouvoir faire ce qu ils veulent. Ils pleurent de frustration et de colèr… Et alors ? Ils en ont le droit. ” ok tu est en colère parce que tu voulais vraiment de ce jouet, tu m as dit d accord pour ne pas faire de crise.Tu peux pleurer si tu veux car tu te sens en colère. Mais je ne changerai pas d avis” . EvaCuer leur frustration est dans leur droit. EvaCuer en sentant que nous les aimons toujours quoi qu il arrive. Les enfants n ont pas la même faculté que nous à retenir ses émotions. Plus grands on peut leur apprendre qu il y a des endroits pour cela et ça peut éviter des situations vraiment gênante, en public par exemple.
      Il y a un livre vraiment très ludique avec des situations concrètes où des solutions alternatives sont proposées ” parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent” . Il s agit d un outil précieux en matière d éducation et de communication non violentes….
      Cordialement,

      Claire

  7. Comme Gazou, que devons nous faire alors devant une grosse bêtise ou un refus répété ? Article très intéressant mais je reste sur ma faim quant à l’habitude à adopter devant nos petits “monstres”

  8. Merci pour ce très bon article Je vous rejoins tout à fait là-dessus. C’est parfois dur avec notre conditionnement de faire différement que ce que l’on a toujours connu, mais ça vaut vraiment le coup de briser une bonne fois pour toute les mauvais shéma éducatifs.
    Ici pas de punitions, ni chantage, et on fait au mieux pour éviter les récompenses…qui sont plus verbales qu’autre chose. Pas toujours évident car je m’émerveille facilement de ses progrès.
    Mais je tente au quotidien d’adapter ma façon de lui parler pour aller dans ce sens là comme par exemple:
    “tu semble très fière de toi!” quand il a réalisé un “exploit” ou encore: “oh tu as mis l’anneau bleu” plutôt que de dire “bravo tu as réussi” (avec un sourire tellement ravi qu’il n’échapera pas à l’enfant qui cherchera à reproduire encore et encore ce qu’il a fait dans l’unique but de le voir à nouveau sur sa mère)

    Enfin bref, votre article me fais me sentir moins seule dans cette voie qui n’est franchement pas la plus simple car elle implique une grosse remise en question de ce qui est établie depuis (trop) longtemps dans notre société. Alors merci!

    Et une dernière chose: la revue PEPS a fait tout un dossier sur les récompenses et punitions. Très intéressant!
    Je m’en vais maintenant lire les autres article car je découvre ce blog aujourd’hui.

  9. Pingback: Chacun son éducation, ses valeurs... - Ma P'tite Tribu | Ma P'tite Tribu

  10. Céline Clément Reply

    Je pense qu’il vous faudrait lire les ouvrages de psychologie comportementale et cognitive pour avoir un point de vue expert sur la question et ne pas le présenter d’un point de vue caricaturale. Vous mélangez la théorie pavlovienne avec l’approche skinnérienne (dans le cas du conditionnement pavlovien l’être humain subit son environnement, par exemple lorsque nous avons des aversions acquises à des odeurs ou des objets, typiquement les phobies, alors que dans l’apprentissage opérant l’être humain transforme son environnement). Par ailleurs les comportementalistes ne nient pas les émotions, bien au contraire, mais précisent la façon dont celles sont acquises au cours du développement. Il n’y a pas de ‘stimili’-réponse, mais bien des stimulus qui affectent notre comportement. Le fait même que vous lisiez ma réponse induit en vous des émotions et vous allez émettre une réponse (soi en vous énervant devant votre ordinateur, ou autre).
    Penser que les comportementalistes sont les promotteurs des punitions est une grave erreur, en particulier parce que les punitions n’apprenent pas à l’enfant quel est le comportement attendu, mais plutôt ce qui n’est pas attendu. Ils (je) pronnent par exemple des consignes, simples, positives qui permettent d’expliciter le comportement attendu. Quant à la punition, au sens technique du terme (à ne pas confondre avec le sens moral) elle est définie comme une procédure qui vise à la réduction d’un comportement. Dans bien des cas ce que vous appelez punition, n’est qu’une procédure qui conduit à l’augmentation des comportements inadaptés (p.ex. prêter attention aux comportements que l’on ne souhaite pas voir apparaître plutôt qu’à ceux qu’on souhaite voir apparaître).
    Les tenants du cognitivo-comportementalisme visent à donner le plus d’autonomie et de choix possible à l’enfant, l’adulte, etc.
    J’espère, et j’imagine, que vous félicitez votre enfant, que vous lui souriez, que vous lui faites des câlins, … techniquement cela fonctionne comme une procédure de renforcement. Le fait de le décrire de cette façon ne fait pas de moi une mère mécanique, qui utiliserait des techniques. Simplement, je sais dans quelle mesure passer une consigne efficace, utiliser un système de récompense avec ma fille qui a un tempérament irritable (mais qui était si fière ce matin d’avoir obtenu les bons points pour aller jouer au bowling), utiliser une procédure de retrait sans me fâcher (oui c’est la technique que nous utilisons chez nous).
    Donc ce n’est pas parce que nous sommes comportementalistes que nous utilisons la punition, psychologique ou corporelle, et nous tentons d’élever nos enfants en ayant en tête des principes scientifiques qui expliquent les comportements. Nous ne sommes pas des parents parfaits et nous réfléchissons jour après jour à l’éducation. Les mécanismes d’apprentissage sont une chose, ce que l’on en fait en est une autre (un peu comme le principe de la fission atomique, on peut en faire le meilleur comme le pire).
    Je vous invite à lire par exemple “se faire obéir sans crier” qui donne quelques petites pistes même si assez simplisite par certains aspects http://www.amazon.fr/Se-faire-ob%C3%A9ir-sans-crier/dp/2501084500
    D’autres ouvrages plus généraux sur le comportementalisme pourraient vous éclairer en particulier sur les aspects éthiques aussi bien que fondamentaux
    http://www.amazon.fr/Conditionnement-apprentissage-comportement-humain-Cl%C3%A9ment/dp/210058796X/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1425557522&sr=1-1&keywords=c%C3%A9line+cl%C3%A9ment+apprentissage
    Ceci dit il est toujours intéressant de réfléchir à nos propres pratiques.

    • Bonjour Céline,
      Je vous remercie de m’avoir fait part de ce commentaire argumenté et constructif. J’aime beaucoup les échanges et ne prône pas la pensée unique. (Je ne ressens donc aucune espèce d’énervement devant mon ordinateur à la lecture de votre commentaire 😉 ).
      Bien évidemment, je fais des raccourcis et je vulgarise certains concepts pour les rendre compréhensibles de tous. Il ne s’agit pas d’une publication scientifique, mais bien d’un article de blog destiné au “grand-public”. Néanmoins, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis: a aucun moment je ne dis que la théorie Pavlovienne est identique à l’approche développé par Skinner. Je dis seulement qu’Ivan Pavlov est le précurseur de ce type de procédure par le conditionnement. Pavlov ayant introduit le “conditionnement classique” (ou “répondant”) quelques dizaines d’années avant que Skinner modifie ce concept pour inventer la notion de “conditionnement opérant”. (Alors oui, d’un point de vue strictement scientifique décrire les choses sous cette forme “le stimili ⇒ réponse” est inexact, je vous le concède). Mais, en déduire que je ne sais pas de quoi je parle, pour me proposer la lecture de votre livre …
      D’autre part, il ne me semble pas non plus avoir mentionné le fait que tous les comportementalistes actuels étaient des “promoteurs” de la fessée, mais seulement que la logique du conditionnement par le renforcement positif (récompenses) et le renforcement négatif (punitions) était issue de ce courant de pensée comportementaliste, associé à Skinner.
      Quant au fait de prôner des consignes simples, positives et appropriées à l’âge de l’enfant c’est également ce que je préconise (voir mes précédents articles) et cela ne me semble pas être en contradiction avec le fait de refuser d’employer le sytème punition/récompense ?
      Enfin, je n’ai certainement pas la prétention d’être une maman parfaite. Seulement j’ai des convictions que j’essaie de mettre en pratique chaque jour et que je partage à travers ce blog. Je conçois tout à fait que l’on puisse penser autrement et je le respecte bien évidemment.
      Bien cordialement.

      • Céline Clément Reply

        Je ne vais pas rentrer dans un débat d’expert, mais le renforcement négatif et la punition (au sens technique du terme) n’ont rien à voir. Dans une procédure de renforcement négatif le comportement augmente en fréquence ou en intensité, tandis que dans la punition il se réduit. Typiquement l’exemple donné est celui de l’enfant qui pleure pour obtenir quelque chose, lorsqu’il obtient ce qu’il a demandé il y a des chances de voir ce type de comportements augmenter en fréquence et en intensité (c’est une procédure de renforcement positif), pour le parent qui a donné le bonbon, le jouet ou l’accès à la télé, c’est une procédure de renforcement négatif (le comportement du parent se reproduira car il échappe à quelque chose de désagréable, le pleur de l’enfant, le regard du public, etc.).
        Par ailleurs la théorie skinnérienne ne se substitue pas à la théorie pavlovienne, les deux concepts s’articulent. La punition et les récompenses existaient avant ces deux auteurs, ils n’en sont que les architectes théoriques en quelques sortes, un peu comme les mathématiciens qui découvrent les nombres, qui existent indépendemment de leur découverte.
        Bref, vous avez quand même particulièrement généralisé votre propos en indiquant “Les émotions et les désirs sont ignorés quant à l’introspection, elle est considérée comme “aussi peu utile à la psychologie qu’elle l’est à la chimie ou la physique”. Les Béhavioristes considèrent que les comportements ne sont que la résultante de stimuli extérieurs positifs ou négatifs. L’individu est donc perçu comme dénué de conscience, de motivations internes, de désirs, de besoins… Il n’est ni plus ni moins que ce rat, ce pigeon ou ce chimpanzé de laboratoire, sur lesquels Skinner a élaboré toute sa théorie du renforcement dans le cadre des apprentissages.” Aucun comportementaliste ne dira que l’individu est dénué de conscience, de motivation, etc… Je ne comprends pas comment vous pouvez écrire cela.

  11. Pffffiiiiou… j’ai encore beaucoup de progrès à faire.
    Je suis complètement d’accord avec tout ce qui est dit dans l’article. Mais que c’est difficile à appliquer au quotidien, après une longue journée de travail, quand on a des soucis, qu’on est fatigué.
    J’utilise la technique de “va dans ta chambre” mais je ne me rendais pas compte de la violence que ça pouvait représenter…..

  12. Et les parents dans tout ça? Votre article laisse envisager une notion de sacrifice que je ne conçois pas. Moi, comme d’autres, mets au coin mon enfant, et à aucun moment ma vie de maman n’a été un sacrifice, peut-être parce qu’il faut également faire comprendre à son enfant ce qu’est la vie en communauté. Mettre en hauteur les cds pour ne pas qu’il aille les toucher? Et ma vie de mélomane dans tout ça ? C’est aussi ce que je veux partager avec mon fils. Je trouve intéressant de réfléchir à l’éducation de nos enfants mais je ne peux m’empêcher de voir dans votre article des propos de parents dépassés qui cherchent à se donner raison. Avec un peu d’instinc on peut très bien réussi à allier amour et éduation, même par la punition si ça nous permet de mieux partager nos sources de bonheur et donc, créer un sentiment de bien être dans le foyer.

  13. Vous aviez aussi écrit un article sur le fait de ne pas jamais laisser pleurer l’enfant quand il s’endort? Sauf que, c’est aussi de cette façon qu’ils réussissent à réguler leur sommeil (sans être dans l’exces bien sûr). Et au bout d’un certain temps, on se rend compte que les enfants qui dorment apprennent mieux et sont moins angoissés. J’ai des preuves à la maison, certains ont été éduqués d’une façon et d’autres de l’autre. Le résultat est clair. Et vos articles, àa part essayer de donner des bonnes raisons aux parents démunis et critiqués parce que dépassés, ne peut que nourir les angoisses des autres. Quant à votre presque écolo….allons voyons, pourquoi presque? Vous êtes un “peu ” écolo, donc assez pour avoir bonne conscience et encore une fois trouver des excuses quant au fait de ne pas l’être totalement…J’ai du mal à comprendre votre façon de penser et de communiquer. Mais bien sûr, ce commentaire sera supprimé.

    • Bonjour Blibli,
      Je n’ai jamais censuré un seul commentaire à ce jour. Il est juste nécessaire que je les approuve pour qu’ils apparaissent en ligne… Je trouve votre commentaire quelque peu agressif, néanmoins je vous laisse l’espace pour vous exprimer…
      Bonne soirée

  14. Halie ZiHui Reply

    … Pas mal de choses a prendre, et pas mal de choses a laisser…

  15. pioupioulaid Reply

    Bonjour,

    Comme toujours, personne n’a la science infuse, tout les individus sont et réagissent de manière différente. Alors pourquoi ne pas arrêter de vouloir imposer sa vision des choses et utiliser un “mix” de toutes ses soit disant méthodes… L’essentiel n’est-il pas d’aimer son enfant et de l’aider à avancer
    N’oublions pas que nous ne vivons pas dans le monde de “Oui-Oui”, et que des frustrations, des privations et autres sentiments négatifs vont être ressenties par nos enfants tout au long de leur vie, bien souvent provoqués par des personnes extérieures à la famille…
    Alors les préparer à çà et les féliciter quand nous sommes fiers d’eux, quoi de plus normal.
    De plus, user avec parcimonie de la punition ne veut en aucun cas dire qu’il n’y a pas d’explications et de dialogue. Avant ‘en arriver à la punition, l’enfant aura été prévenu de ne pas reproduire tel ou tel comportement, et surtout la raison de cette interdiction.

    Ceci dit, je souhaite un bon courage à tous.

    • Bonjour Pioupioulaid,

      Comme vous pouvez l’observer, j’ai choisis de m’exprimer en terme de “JE” dans cet article: “Entre le bâton et la carotte, JE choisis le respect”. Je n’ai nullement l’intention de donner des leçons à travers cet article; ma seule motivation, c’est de partager avec ceux qui le souhaitent, ma façon d’envisager l’éducation, en argumentant mes convictions, et en les étayant de références variées. Je ne suis pas dans une logique de jugement, et ne cherche rien à imposer à qui que ce soit. Chacun est libre d’adhérer ou non à ce que je développe sur ce blog. Je propose une façon d’envisager les choses, ensuite libre à chacun de se forger sa propre opinion.

      Bonne soirée

  16. Pingback: La carotte ou Susciter la coopération | La Graine Qui Pousse

  17. Bonjour
    Evidemment, il y a du bon dans votre article mais je ne m’y retrouve personnellement absolument pas. Cette approche me semble un peu éloignée du quotidien que vont vivre nos enfants dès l’école maternelle et se heurte également aux limites des parents, pas forcément “égoïstes” comme vous l’écrivez.
    Peut-être êtes-vous de supers parents, n’étant jamais fatigués, n’ayant jamais de graves soucis mais peut-être aussi un jour vous heurterez-vous à vos limites, et alors, il faudra les expliquer aux enfants.
    De surcroît, je connais une jeune femme ayant votre approche sur l’éducation, et un jour elle m’avouait en vouloir très fortement à son enfant qui l’avait empêchée de dormir pendant deux ans. Je préfère dire à mon enfant que j’ai aussi, comme lui, besoin de dormir, et il se rendort très bien, rassuré de savoir qu’il est l’heure de dormir pour tous.
    Personnellement, je ne souhaite pas conserver des griefs contre mes enfants pendant longtemps: je suis humaine, comme eux et pas parfaite comme eux, et nous nous expliquons. Si je me suis fâchée un peu trop rapidement et que l’enfant trouve cela injustifié, il me l’explique, je peux lui demander pardon s’il le faut, mais je ne souhaite pas qu’il me prenne pour un être éthéré, sinon je ne lui apprend pas la vraie vie, à mon sens.
    De plus, vous parlez de mettre tout danger hors de sa portée: il est évident qu’on ne va pas donner une paire de ciseaux à un enfant de six mois, mais il est parfaitement illusoire de croire qu’un parent peut protéger son enfant de tout danger. C’est dangereux d’une part et surprotecteur de l’autre; car un jour viendront des tentations auxquelles il n’aura pas appris à résister par lui-même.
    Si je lui dit “non” pour le bibelot de la tante Jeanne “parce que c’est fragile”, je lui apprends déjà qu’il y a une raison à mon refus. S’il le casse, il le comprendra encore mieux, puisqu’il verra que ses actes ont des conséquences qu’il n’avait pas forcément mesurées.
    Progressivement, il devra apprendre les interdits et se les approprier, car les raisons pour lesquelles tel chose ou telle autre sont interdites sont souvent justifiées par la raison. On ne peut empêcher notre enfant de devenir raisonnable sous prétexte qu’on risque de le frustrer:il doit comprendre le monde dans lequel il évolue. J’ai bien peur que votre approche fonctionne bien un temps mais se heurte à la réalité.
    Et encore une fois, presque tous les parents, hormis les parents dénaturés, ont un amour inconditionnel pour leur enfant. Ne dites pas que les personnes qui élèvent avec punition et récompense ne l’ont pas,ils ont juste une approche différente de la vôtre. Ne dites pas non plus que c’est uniquement par conditionnement social qu’ils élèvent leur enfant ainsi, il y a des personne qui réfléchissent partout, et même parmi vos détracteurs… A mon sens, une punition ou une récompense bien comprises sont parfois bien plus éducatives qu’un laissez-faire sous prétexte d’un bien-être de l’enfant somme toute, passager.
    Je cite également la phrase“Un enfant blessé dans son intégrité ne cesse pas d’aimer ses parents, il cesse de s’aimer lui-même” Jesper Juul, elle est évidente mais en quoi un enfant puni ou récompensé est-il blessé dans son intégrité dans la mesure ou la punition ou la récompense sont justes, adaptées à l’âge, constructives, dénuées de violence? Encore une fois,c’est une approche assez agressive contre les personnes procédant d’une autre manière que la vôtre.
    Ceci dit, merci pour votre article, et merci de me permettre de m’exprimer.

    • Bonjour Mozart,

      – “Peut-être êtes-vous de supers parents, n’étant jamais fatigués, n’ayant jamais de graves soucis mais peut-être aussi un jour vous heurterez-vous à vos limites, et alors, il faudra les expliquer aux enfants:” Je vous rassure sur ce point, je ne suis pas une super maman, juste une maman ordinaire avec les mêmes soucis et contraintes que vous. Il m’arrive de rentrer du boulot épuisée, parfois contrariée et je peux alors me montrer moins patiente, moins compréhensive, moins réceptive. Alors, tout comme vous je dialogue, j’explique, je fais part de mes sentiments, de ma difficulté à être aussi disponible que d’habitude. Souvent, mes sentiments sont pris en considération et respectés avec beaucoup d’empathie, empathie dont je fais moi-même preuve au quotidien à la maison. En respectant les besoins de ses enfants, ils apprennent généralement à respecter ceux des autres… Dans un autre commentaire, une personne parlait de “sacrifice” parental. Ce n’est pas du tout mon sentiment. Je reçois bien plus que ce que je donne! Même si, c’est parfois fatigant, effectivement.
      – “De surcroît, je connais une jeune femme ayant votre approche sur l’éducation, et un jour elle m’avouait en vouloir très fortement à son enfant qui l’avait empêchée de dormir pendant deux ans.” Comment pouvez-vous établir un lien de cause à effet entre le fait que l’enfant de votre amie ne dorme pas/ou mal et le fait qu’elle partage mon approche de l’éducation bienveillante? D’autre part, tous les enfants n’ont pas les mêmes besoins et les expriment chacun à leur façon. Vous expliquez dialoguer avec votre enfant pour lui faire part également de vos propres besoins, très bien. Je prône aussi le dialogue et les échanges…
      -“De plus, vous parlez de mettre tout danger hors de sa portée: il est évident qu’on ne va pas donner une paire de ciseaux à un enfant de six mois, mais il est parfaitement illusoire de croire qu’un parent peut protéger son enfant de tout danger. C’est dangereux d’une part et surprotecteur de l’autre” Ai-je parlé de mettre tout danger hors de porté? Je propose, pour les plus petits, de “rendre l’environnement plus approprié en mettant hors de porté des objets dangereux et/ou fragiles” dans le but de leur laisser une plus grande liberté dans leur exploration du monde. Vous parlez ensuite de “surprotection”: mais c’est justement l’inverse que je dit ici: ” Accompagner l’enfant lorsqu’il se trouve dans une situation potentiellement dangereuse, l’informer du danger, être là pour éviter tout risque d’accident, mais sans entraver sa liberté (de faire ses propres expériences)
      “Progressivement, il devra apprendre les interdits et se les approprier, car les raisons pour lesquelles tel chose ou telle autre sont interdites sont souvent justifiées par la raison. On ne peut empêcher notre enfant de devenir raisonnable sous prétexte qu’on risque de le frustrer”: Pensez-vous que les interdits ne puissent s’apprendre qu’à travers les punitions? Lorsque j’évoque la frustration, il s’agit bien de celle provoqué par la punition, et qui à mon sens, ne sert à rien. Il ne s’agit pas de la frustration de façon générale. Il n’est pas question de dire “amen” à tout et n’importe quoi! Il est important de ne pas faire de confusion entre bienveillance et laxisme! Les “NON” peuvent et doivent être énoncé en particulier lorsque l’enfant peut causer du tort à lui-même ou à autrui; et cela, de façon ferme mais néanmoins bienveillante.
      “A mon sens, une punition ou une récompense bien comprises sont parfois bien plus éducatives qu’un laissez-faire sous prétexte d’un bien-être de l’enfant somme toute, passager”. Il n’est nullement question de “laissez-faire” mais de faire différemment (encore une fois, j’ai l’impression qu’il y a une certaine confusion entre l’éducation bienveillante et le laxisme, dans votre esprit).
      “Et encore une fois, presque tous les parents, hormis les parents dénaturés, ont un amour inconditionnel pour leur enfant.” Concernant la notion “d’amour inconditionnel”, il est ici à entendre comme “un amour non conditionné” au niveau de ce que va percevoir l’enfant et non de ce que le parent peut éprouver à son égard. J’aurais peut-être plutôt dû employer le terme de “parentage inconditionnel”. Voici la définition qu’en donne Alfie Kohn: “on considère que les comportements sont l’expression d’émotions, de pensées, de besoins et d’intentions. En deux mots, ce qui compte, c’est l’enfant qui a réalisé l’action, pas l’action elle-même”…

      – Enfin, je suis sincèrement désolée si vous, ou d’autres parents ont pu se sentir agressé par mes propos dans cet article, car ce n’est certainement pas mon objectif. Je partage ici, avec ceux qui le souhaitent ma façon d’envisager l’éducation, en argumentant mes convictions et en proposant un certain nombre de références. Ensuite libre à chacun de se forger sa propre opinion 🙂

      Bien cordialement.

      • valentina carletti Reply

        Bonjour, je viens de découvrir votre blog et de lire l’article et certains commentaires. J’ai l’impression que vous avez “simplement” touché le “point” sensible de l’être parents. JE pense que pour se comprendre il faut parler la même langue (ou plusieurs au même temps – comme c’arrive chez moi – si sont toutes connues par tous les interlocuteurs) et, donc, JE me demande si quand on parle d’éducation de un enfant on s’est d’abord interrogé sur l’ETRE parent, sur le PORQUOI on a CHOISI d’avoir un enfant et si on en est RESPONSABLE. Si tout ca est claire dans notre système intérieur, alors les “activations” que MOI j’ai aperçu chez certains qui on écrit leur commentaires n’ont plus de raison de se produire…. Je sais, par expérience, que le chemin de la connaissance de soi est “difficile” mais “nécessaire” (même si pas toujours “suffisant”) pour accompagner un être humain en construction…..
        A’ bientôt
        Valentina

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  20. Merci Delphine pour cet article plein de bon sens. Sur les récompenses, je me permets de rajouter qu’il faudrait tenir un cahier de bord pour mesurer l’intensité de la récompense afin de pouvoir la diminuer au fur et à mesure pour que cela devienne un comportement normal.
    C’est une technique utilisée dans l’éducation canine et seul les meilleurs “maîtres” arrivent à bien l’utiliser. Alors de là à l’utiliser sur un enfant, impossible !!!

    • Bonjour renseignez vous sur les méthodes ABA par exemple , rien n’est impossible.

      • Bonjour Camdol,

        Je connais ces méthodes et je ne remets pas ici en question leur efficacité auprès d’enfants souffrant de pathologies relevant du spectre autistique. Ces enfants ont un mode de fonctionnement différent qui nécessite une forme d’accompagnement spécifique.
        Je n’aborde pas ici les questions éducatives sous l’angle “psychopathologique”, mais dans une perspective plus “généraliste”.
        En revanche, je pense effectivement qu’il serait intéressant de proposer des sujets sur ces problématiques particulières, lors de futurs articles.

        Bien cordialement,

        • Etant donné le nombre d’enfants qui reste sans diagnostique dans des familles qui les considèrent comme des enfants normaux “difficiles” je trouve ça dommage de de ne pas élargir et adapter . ca ne fonctionne pas uniquement avec les TSA, les système de motivateur / récompense fonctionnent également avec les hyperactifs/TDA , par exemple et si l’on voulait élargir les enfant à TOP y répondront bien également, les enfants dys trouveront du plaisir a faire un travail qui leur est difficile en sachant qu’il auront une récompense a la clef, les dyspraxique qui ont tellement de mal a s’habiller, feront certainement l’effort s’il ont une carotte, sans , il baisseront les bras face a la difficulté et la fatigue par exemple. (je ne veux pas faire de généralité non plus mais tout de même cela semble avoir de très bon résultats)

          Enfin tout ca pour préciser que je ne pense pas qu’on puisse être aussi catégorique, car justement la difficulté est la que ces enfants sont souvent cachés , perdu dans la masse, plus nombreux que ce que vous pensez et subissent les méthodes éducatives qui ne leur conviennent pas, ce qui met les famille en difficulté.
          Les SPECTRES sont justement des échelles et nombreuses sont les nuances ce qui le rend si dur a dépister, alors quand on s’adresse aux parents “en général” il convient de ne pas être totalement fermé et de laisser une porte pour qui se trouve en échec avec les autres méthodes et même si leurs enfants ne sont pas diagnostiqué tsa/ted/tdah/dys ou autre troubles.
          vous me comprenez?

          • C’est vrai, grâce à une psychologue qui pratiquait la méthode ABA dans ma classe avec un enfant autiste, j’ai appris ce qu’était le renforcement positif et je l’utilise maintenant avec toute ma classe ainsi qu’avec ma fille; cela fonctionne très bien et valorise vraiment l’enfant. On aura jamais assez besoin de compliments et de récompenses dans une culture française qui est souvent dans le négatif et basée sur la dévalorisation (ne fais pas ci, ne fais pas ça, ce n’est pas bien, et, quand tout va bien, on ne dit rien, on trouve cela normal alors que c’est là qu’il faudrait dire super! Continue! C’est cela le renforcement positif). C’est une excellente méthode qui agit sur le renforcement de l’estime de soi et qu’il me semble primordial de connaître et d’expérimenter.

  21. je vous rejoins, contre les punitions, en revanche je suis pour les récompenses.
    En effet j’ai essayé les autres méthodes, toutes en fait, avec mon fils, il semble être totalement imperméable a certaines pratiques , et j’ai donc remarqué qu’il vit complètement dans l’instant et qu’il est incapable de comprendre certaines choses. (pour le moment en tous cas) qu’il traverse des crises ingérables même avec les meilleurs outils bienveillants, croyez moi j’ai vraiment tout essayé (plus que dans le livre même)
    Qu’il a des difficulté a se concentrer sur une chose même quand il est d’accord pour la faire, qu’il sait parfois ce qui est bien de ce qui est mal mais ne peut s’empêcher de faire le mauvais choix (par exemple toucher la vitro céramique, se brûler, recommencer le lendemain)
    malgré les aménagement il se débrouille pour faire des cascades et choses dangereuses…
    il est très très sensible et parfois un rien le met dans un état pas possible , et RIEN ne peux le sortir de cet état.
    Alors oui on l’isole pour le protéger et protéger sa sœur, et on le fait uniquement si on a plus le choix, oui on utilise les récompenses, car ça l’aide a se concentrer et ça le motive, et non il n’a pas perdu en autonomie il a gagné, car il fait des choses sans qu’on le récompense, de manière spontanée, quand il y pense et qu’il est “dispo”

    et NON les récompenses ne sont pas néfastes j’en suis convaincue. Croyez vous que votre enfant vivra bien de n’être ni récompensé ni valorisé dans ses efforts? comment vivrez vous si on ne vous donnait aucun salaire pour votre investissement? si la prime attendue pour vos objectifs ne venait jamais, si vos parents ne vous avez jamais félicité?

    a votre avis cette récompense que vous diabolisez si bien est elle nefaste a ce point ? au point d’enlever l’espoir d’une paix familial et d’un bien être a tous ceux qui comme nous n’ont pas d’autres moyens de l’instaurer chez eux?

    tellement de parents sont démunis, même en utilisant les outils bienveillants, tellement ne savent plus comment faire pour ne pas avoir a “négocier” en permanence, “essayer d’expliquer” “répéter encore et encore sans résultats” …

    Ne soyez donc pas si catégoriques, si vous savez pas de quoi vous parlez en vérité.
    Renseignez vous sur les méthode a récompense dans la prise en charge des enfants avec des TSA et posez vous la question de savoir au fond, quelle est la différence , pourquoi ne pas l’utiliser avec un enfant “normal mais difficile” ou un des ces enfants tdah qui passe entre les maille du diagnostique, ou un autiste leger qu’on ne dépistera jamais, tous ces enfants ce sont vos enfants et ceux des personne qui vous lisent, en décriant les récompenses vous influencez tant de gens , en leur volant peut être la clef qui les sauverait.

    • Bonjour Camdol,

      Evidemment, qu’il est important de valoriser, encourager et féliciter son enfant, mais bien davantage pour ce qu’il EST, que pour les tâches qu’il effectue ou le comportement qu’il adopte…

      • mais si on ne reconnait pas ses efforts , il risque de ne plus en faire vous ne croyez pas?
        Féliciter un enfant pour ce qu’il est c’est a dire? je me vois mal dire a mon fils bravo d’être toi, par contre je ne saurais pas bien ou le placer. j’ai du mal a comprendre le concept comment féliciter un enfant pour ce qu’il est sans le féliciter pour ce qu’il fait.
        et sans tomber dans l’excès du style tu es intelligent, ou tu est gentil justement .
        alors que tu as fait ceci , et t’es bien appliqué , bravo, tu mérite tel récompense, la je comprend.
        vous pouvez préciser ? comment vous valoriser son enfant sans renforcement type compliments/récompenses ? comment lui donner estime de soi, y a t il des manières différentes?

        • Bonjour Camdol,

          Je ne vais pas pouvoir tout détailler ici, mais votre questionnement est tout à fait compréhensible. Je me suis également posé ce type de questions au début. Mais oui, il est possible de faire différemment 🙂 Je proposerai très prochainement un article plus concret sur cette question.
          Je vous invite à lire: “Eduquer sans punir” et “Parents efficaces” de Thomas Gordon et “Aimer nos enfants inconditionnellement” de Alfie Kohn. (Si vous souhaitez d’autres références, n’hésitez pas à revenir vers moi).

          Bonne journée à vous!

  22. Tout cela est louable mais quand on a plusieurs enfants, on fait comment ? A fortiori rapprochés, comme c’est mon cas. C’est juste impossible à faire si on ne veut pas que ses enfants fassent la loi. Quand une crise a lieu, ce n’est pas un enfant mais 2 à gérer, et bientôt mon 3ème s’y mettra aussi.
    Il faudrait tout de même rappeler qu’un enfant scolarisé devra respecter des règles, être puni, et surtout, que les enseignants ne peuvent pas pratiquer l’écoute active, pour des raisons évidentes. Alors est-ce vraiment lui rendre service que de ne pas l’y préparer ??

  23. C est bien vrai. Mais bien gentil tout ça, mais ds la réalité avec ttes les choses de ts les jours. Et tous les matins de mauvaise humeur et tt le temps à répondre etc…..des fois oui mais des fois non et ça glisse….alors on est ttes fatiguées et ou dépressive après une grossesse ou une 2ème. Et difficile, et surtout qd on assume tout car le conjoint n est jamais là. On a peut être le droit de ne pas être tjs bien.

  24. Concernant la punition, j’ai lu, dans le livre de Daniel Marcelli, L’Enfant, chef de la famille que lorsque l’enfant fait une bétise, il en est très conscient, il se sent coupable de cela et du coup, le fait de “faire sa punition” lui enlève cette culpabilité. Je trouve cette vision des choses assez juste. La dernière fois d’ailleurs, ma fille de deux ans m’a même demandé à être punie (alors que je ne le fais pas souvent, elle a dû être punie 5 ou 6 fois seulement mais chaque fois ça marche super bien, elle revient toute calme comme soulagée d’avoir trouvée sa limite et réparé sa bêtise). Je trouve que dire à un enfant qu’on est triste car il a cassé notre vase préféré est plus cruel et lourd à porter pour lui. Je trouve aussi que dans cette éducation positive, on exige beaucoup de l’enfant et le risque serait qu’il devienne un enfant modèle plutôt que de pouvoir s’affirmer contre nos éventuelles imperfections.

  25. Dans tout cela, il faut aussi prendre en compte le tempérament ou le caractère de l’enfant car il existe des enfants plus ou moins “faciles”.

  26. Pingback: Entre le bâton et la carotte, je choisis ...

  27. Beaucoup semblent avoir du mal à comprendre les raisons pour lesquelles je ne suis pas favorable à une éducation basée sur les récompenses. Alors, au risque de me répéter, en voici les raisons:

    Il s’agit d’une technique de modification du comportement par le conditionnement, le “bon” comportement étant renforcé par une récompense. Il est donc encore ici question de CONTRÔLE. Comme dans le cadre des punitions, il s’agit de forcer un organisme à agir (ou cesser d’agir) comme nous le désirons et cela pose un certains nombre de problèmes:

    – La promesse d’une récompense peut engendrer la peur de l’échec, ne pas parvenir à obtenir la récompense sera alors vécu comme une punition

    – Que la récompense soit matérielle, symbolique, ou verbale, elle va créer une pression sur l’enfant qui va vouloir continuer à “bien” faire pour obtenir la récompense, et/ou conserver l’approbation de l’adulte; il se crée une forme de dépendance affective de l’enfant à l’égard de l’adulte qui va apporter une validation à son comportement.
    Dans un même temps, cela va également contribuer à entraver sa créativité.

    – La récompense est une forme d’évaluation par l’adulte qui ne permet pas à l’enfant de se responsabiliser, d'”auto-évaluer” son comportement. L’enfant va reproduire ce “bon” comportement davantage pour la récompense (même si celle-ci n’est pas matérielle, comme par ex. l’approbation de l’adulte) que pour la nature généreuse, altruiste, respectueuse… de son comportement. Autrement dit:

    la récompense va réduire la motivation intrinsèque de l’enfant à réaliser la “tâche”, ou à adopter une attitude: plus la motivation extrinsèque augmente, plus la motivation intrinsèque a tendance à diminuer.

    – En outre, je pense que lorsque l’enfant parvient à réaliser une chose par lui même, librement, cela constitue pour lui, la meilleure des récompenses (et celle-ci contribuera à le valoriser et à renforcer sa confiance en lui) …

    Je précise qu’il ne s’agit pas simplement de mes opinions personnelles, mais que tout ceci s’appuie:

    – sur des sources scientifiques (de nombreuses études ont été publiées à ce sujet).
    – sur de nombreuses lectures (Rosenberg, Gordon, Kohn, Solter, Sears, Hunt, Cohen, Faure, Maurel, Filliozat…)
    – et, sur mon expérience personnelle de maman et mes expériences professionnelles auprès d’enfants et adolescents (en tant qu’éducatrice puis psychologue).

    “La motivation induite par les récompenses risque fort d’annihiler précisément ce que nous souhaitons voir chez nos enfants: une motivation intrinsèque authentique et durable”. Alfie Kohn

    Je vous invite à nouveau à lire le livre d’Alfie Kohn, que je cite régulièrement, “Aimer nos enfants inconditionnellement”, aux Editions L’instant Présent.

  28. Bonjour;
    Je suis adepte de votre méthode ni des punitions.
    Je n’ai jamais laissé pleurer mes enfants mon fils de 17 mois si il se lève et pleure ou ne veut pas dormir non je ne le relève pas mais je ne le laisse pas pleurer seul je lui chante une berceuse et il se calme.
    Je lui apprends a ne pas toucher certains objet ou placards quitte a répéter 50 fois sans mettre de fessées.
    Quand il me fait une colère je le laisse pleuré si il ne se calme pas a coter de moi mais sans lui donner ce qu il veut ( oui parce qu on ne peut pas manger du chocolat n importe quand )
    Ce midi il voulait jetter son assiette a plusieurs reprise je lui ai retirer et lui est dit ” si veux pas tant pu ” et il a bien voulu manger.

  29. maman d'ailleurs Reply

    Bonsoir
    Je suis un peu déçue de la tournure caricaturale de votre article, si les punitions et récompenses sont utilisées à tout bout de champs alors oui elles n’ont plus aucune valeur et l’enfant n’agira que par peur de.la.puntion ou désir de récompense .. comme un.mouton en somme. cependant, les utiliser à petite dose et selon le caractère de l’enfant peut être efficace et quand je dis efficace je ne parle pas uniquement à court terme. elles seront la cause de reflexion chez l’enfant et non pas de conditionnement comme votre article l’entend.. et c’est ainsi que fonctionne les sociétés n’est ce pas ? Un individu nuisible à la.société n’est il pas emprisonné ? quand les enfants dépassent les limites et ce malgré explications, discussions en douceur… comment les stopper ? Car oui il faut un stop parfois.. je ne suis pas d’accord vous avez généralisé tous les parents et toutes les punitions.comme si on était tous des moutons.. si l’ont punit par excès de colère pour envoyer balader l’enfant ok c’est nocif, mais quand l’enfant a été prévenu des éventuelles conséquences de ses actes, avec douceur, explications ,.. et qu’il continue de plus belle, si on l’exclut un moment : où est la violence ? vous affirmez que c’est une solution de facilité et que l’enfant n’aura pas compris, et qu’à l’avenir il agira ou n’agira plus de la sorte par conditionnement ? je ne suis pas d’accord,c’est un jugement de valeur de votre part.. car bon nombres de parents expliquent à leur enfant la raison de l’isolement et quand la punition est levée on lui demande le pourquoi du comment et il sait parfaitement expliquer pourquoi .. donc le but est atteint : l’enfant sait grâce à cette punition que son acte n’était pas acceptable.. l’enfant n’est pas un mouton car il a bel et bien réfléchit.. et j’ajouterai que tous les enfants sont différents, si certains n’ont pas besoin de récompense ni de punition, d’autres en auront besoin. un adulte qui pratique son métier prenons l’exemple d’un médecin qui soigne par pure vocation, appréciera aussi son salaire, en plus d’avoir soigné ses patients.. pourquoi automatiquement assimilier l’enfant récompensé à un enfant qui n’agira que pour la carotte ? Les deux ne sont pas incompatibles !
    un criminel qui fait des victimes doit être enfermé (donc violenté car puni) et doit réfléchir : cette peine doit l’eduquer et lui faire réaliser la gravité de ses actes en plus du fait que son enfermement rendra service à la.sociéte. Vous pensez beaucoup aux sentiments de l’enfant lors d’une punition et cela est louable mais pensez vous aux personnes qui ont subit de sa part des.nuisances ? Leur demander réparation c’est une très bonne idée lorsqu’il casse volontairement des objets par exemple, ou alors lorsqu’il a été un peu violent on lui demande de s’excuser et de faire un bisou.. mais quand il passe son temps à frapper les autres enfants ? N’est il pas légitime qu’il aille séjourner quelques minutes pour 1 préserver les autres et 2 reflechisse a cette occasion que son comportement ne peut être toléré ? quand avant cela des alternatives ont été utilisées ?? Nos enfants ne sont pas comparables à des criminels car non doués de raison, mais ils ne sont pas pour autant des anges..

  30. Comme pour tout, je pense qu’il faut éviter de tomber dans les extrêmes, punir tout le temps ou ne pas punir du tout…

  31. Pingback: Ressources pour une parentalité sans violence | Libres enfants du Tarn

  32. je vous invite à lire des sites et livres sur la discipline positive qui vous apportera à tous des réponses dans le comment faire que faire…

  33. tout d’abord, je tiens à vous féliciter, vos articles sont supers! mais ce que j’aimerais bien savoir si vous le permettez, est-ce que la psychologie des parents d’un enfant qui présente des trouble dys, est la même, et si les conseils que vous avez si aimablement donnés conviennent pour eux aussi, sinon que faire? merci d’avance.

  34. Pingback: Emmanuelle (arwielle) | Pearltrees

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